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CSR, Amétyst et incinérateur : la bombe environnementale de la campagne montpelliéraine
Dans cette deuxième chronique, le débat se concentre sur un sujet passé relativement sous les radars : la décision votée en juillet dernier d’installer un incinérateur de type CSR (Combustibles Solides de Récupération) sur le site d’Amétyst à Montpellier.
Officiellement présenté comme une solution pour réduire les coûts et limiter l’exportation des déchets vers d’autres départements, le projet suscite de fortes inquiétudes environnementales et sanitaires.
Les intervenants rappellent que le compost produit par Amétyst, déjà contesté par le passé pour sa présence de plastiques, n’est plus conforme à la nouvelle norme en vigueur depuis janvier 2026. Résultat : ce compost est redevenu un déchet.
Dès lors, la question se pose : à quoi sert réellement Amétyst si le produit final ne peut plus être valorisé en agriculture ?
Le maire a annoncé qu’en cas de mise en place du CSR, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pourrait baisser de 10 %.
Mais derrière cette promesse fiscale, plusieurs interrogations émergent :
Le CSR va-t-il réellement réduire les volumes exportés ?
Pourquoi une capacité annoncée de 45 000 tonnes pour un besoin estimé autour de 4 000 tonnes ?
Quelles seront les conséquences sanitaires pour les habitants proches du site ?
Les filtres annoncés sont-ils réellement capables d’éliminer toutes les émissions toxiques ? Les intervenants évoquent les risques potentiels sur la qualité de l’air, les cancers et les troubles endocriniens.
La chronique met en avant une alternative : la généralisation du tri à la source et des composteurs de quartier.
L’exemple de Lunel-Viel est cité : réduction massive des volumes, production de compost réellement exploitable, baisse des tonnages à incinérer.
L’idée défendue est simple : traiter localement les biodéchets pour diminuer drastiquement la masse résiduelle.
Selon les chroniqueurs, le problème serait moins technique que politique :
une gestion encore trop dépendante des industriels et des volumes massifs.
Le sujet pourrait devenir un thème majeur des municipales à Montpellier.
La question posée aux électeurs est claire :
les candidats sont-ils favorables ou opposés au CSR ?
La chronique appelle les citoyens à interroger directement les candidats lors des réunions publiques.
Les échanges reviennent également sur :
la fragmentation des listes à Montpellier,
les règles électorales (5 %, 10 %, fusions),
le débat tendu entre Rémi Gaillard et le maire,
et la question de la probité politique.
Cette chronique marque un tournant :
le dossier des déchets n’est plus seulement technique, il devient politique et électoral.
Entre promesse de baisse d’impôts et crainte d’un impact sanitaire durable, le CSR s’impose comme un choix structurant pour l’avenir environnemental de la métropole.
Le débat est ouvert.
Journaliste : Pierric-Joël LOUBAT![]()
Technicien : Antoine RODRIGUEZ