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13 Mars 2026 / 9.990 vues

Municipales à Lunel : Stéphane DALLE défend une ville « solide », proche de ses habitants et tournée vers l’avenir

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Stéphane DALLE était l’invité du plateau d’AGGLO.TV pour exposer sa vision de Lunel, ville qu’il connaît depuis toujours et pour laquelle il dit nourrir un attachement profond. Chercheur, ancien premier adjoint, acteur de la vie publique locale depuis plusieurs années, il revendique une approche à la fois humaine, structurée et concrète, avec une idée centrale : faire de Lunel une ville plus stable, plus protectrice et plus ambitieuse.

Né à Lunel en 1957, Stéphane DALLE a grandi dans le centre-ville, dans une famille de commerçants. Son parcours professionnel l’a conduit vers la recherche scientifique. Directeur de recherche à l’Inserm, il a consacré sa carrière à la biologie, à la génétique, aux maladies métaboliques, au diabète et désormais aux questions liées au vieillissement. Cette trajectoire, loin de l’éloigner du terrain local, nourrit selon lui sa manière de faire de la politique : observer, comprendre, anticiper, agir avec méthode. Il explique que la santé l’a ouvert au monde, tandis que la politique lui permet aujourd’hui d’être au plus près des habitants.

S’il s’engage aujourd’hui avec une telle détermination, dit-il, c’est d’abord par amour de sa ville. Il affirme vouloir rendre à Lunel une partie de ce qu’elle lui a apporté. Il ne présente pas son engagement comme une carrière politicienne, mais comme une continuité de service. Son expérience passée comme premier adjoint lui a permis, selon ses mots, de connaître les dossiers, de mesurer les contraintes de l’action publique et d’acquérir une vision très concrète du fonctionnement municipal. Il insiste d’ailleurs sur la difficulté réelle de l’exercice : porter des projets, obtenir des financements, monter les dossiers, faire avancer l’administration, tout cela demande selon lui une énergie considérable.

Une campagne dans une ville disputée, mais un cap revendiqué : rassembler

Interrogé sur la multiplicité des listes en présence à Lunel, Stéphane Dal ne dramatise pas la situation. Il y voit d’abord un signe de vitalité démocratique. Pour lui, cela traduit l’intérêt des habitants pour l’avenir de leur ville. Mais il avertit en même temps contre un risque : celui de la division. Son discours repose donc sur une ligne assez nette, presque obsessionnelle : rassembler plutôt que fragmenter. Il défend l’idée qu’une ville ne peut avancer durablement que si elle parvient à produire de la stabilité, de la solidarité et une vision partagée.

Dans son analyse, Lunel a déjà beaucoup changé ces dernières années, notamment avec un travail important engagé sur le centre-ville et sur plusieurs équipements publics. Il cite à ce titre les investissements passés, les projets structurants, les infrastructures inaugurées, et il s’inscrit clairement dans une logique de continuité. Mais il ne parle pas d’une simple poursuite administrative. Il affirme que les enjeux ont changé, et qu’il faut désormais aller plus loin, avec une nouvelle étape centrée sur la sécurité, le développement économique, le logement, la santé et la qualité de vie.

Une philosophie politique inspirée de la santé : “bien grandir, bien vivre, bien vieillir”

L’un des fils rouges de l’entretien tient à la manière dont Pascal Dal relie sa culture scientifique à son projet municipal. Pour lui, gouverner une ville, c’est aussi penser le parcours de vie des habitants. Derrière les mots parfois élevés de son discours, il y a une idée simple : une ville doit permettre à chacun de vivre dignement, de grandir, de travailler, de se loger, de vieillir dans de bonnes conditions, et de se sentir protégé. Il résume cette approche autour d’un triptyque : bien grandir, bien vivre, bien vieillir.

Cette vision se décline selon lui autour de plusieurs piliers : la sécurité, la maîtrise de la fiscalité, l’environnement, la santé, la qualité du cadre de vie et l’accompagnement des citoyens à chaque étape de leur existence. Il assume une pensée globale, presque organique, de la ville : tout est lié. Le logement n’est pas seulement un sujet d’urbanisme ; il conditionne l’emploi. La santé n’est pas seulement une affaire médicale ; elle participe à l’attractivité économique. Les associations ne sont pas seulement des structures subventionnées ; elles sont une force de cohésion et d’animation.

Sécurité : une priorité clairement affichée

Sur la sécurité, Stéphane DALLE tient un discours sans détour. Il estime que la sécurité est la condition de la sérénité. Il annonce la volonté d’aller plus loin avec une augmentation des moyens de la police municipale et un renforcement du nombre de caméras. Dans son raisonnement, il ne s’agit pas d’un thème secondaire ni d’un slogan électoral plaqué à la va-vite sur un tract ; c’est un socle. Sans sécurité, dit-il en substance, il ne peut pas y avoir de tranquillité quotidienne, de commerce dynamique ni de confiance retrouvée dans l’espace public.

Mais il ne réduit pas la sécurité à une logique purement policière. Il l’inscrit dans une politique plus large de proximité, d’écoute et de réponse rapide aux habitants. Il explique que l’action municipale doit aussi savoir traiter les problèmes très concrets du quotidien : une plaque d’égout bruyante, une voirie dégradée, une nuisance répétée, un dysfonctionnement mal orienté d’un service. À ses yeux, le sentiment d’abandon naît souvent de petites choses non réglées. Et c’est précisément là qu’il veut montrer une différence de méthode.

Commerce, centre-ville et artisanat : remettre l’humain au milieu du village

Autre axe fort de l’entretien : la défense du commerce local et du centre-ville. Pascal Dal considère que Lunel doit protéger davantage ses commerçants, notamment après les transformations du cœur de ville. Il reconnaît que les commerces souffrent, non seulement des difficultés locales, mais aussi d’une mutation beaucoup plus large des habitudes de consommation. Derrière cela, on comprend la concurrence du commerce en ligne, la pression sur les marges, les changements d’usage et la fragilisation des centres urbains moyens.

Sa réponse s’articule autour de plusieurs leviers : un plan d’urgence pour le commerce, une meilleure accessibilité du centre-ville, la protection du marché, la valorisation de l’artisanat, des politiques de stationnement adaptées, de la végétalisation et un travail plus fort sur l’animation. Il insiste aussi sur la nécessité de revaloriser les “métiers debout”, c’est-à-dire les métiers de proximité, ceux qui structurent la vie quotidienne d’une ville et que rien ne remplacera totalement. Son idée est claire : Lunel ne doit pas devenir une ville fonctionnelle sans âme, mais rester un espace vivant, incarné, fréquenté, habité.

Associations : une richesse majeure pour la ville

Pascal Dal accorde une place très importante au tissu associatif. Il rappelle que Lunel compte près de 274 associations, qu’il considère comme une richesse considérable. Pour lui, elles représentent une véritable puissance locale, parce qu’elles font vivre la culture, le sport, le lien social, l’entraide, l’émancipation des jeunes et une partie du bien-être collectif. Le rôle du maire, dit-il, est justement de transformer cette énergie en décisions utiles, en accompagnement et en moyens.

Dans cette logique, il envisage non seulement un meilleur soutien aux associations, mais aussi une nouvelle organisation plus structurée. Il évoque notamment la future libération de l’espace Vauban et de la gendarmerie, qui pourrait permettre de créer une Maison des associations. L’objectif serait de mutualiser des espaces, de favoriser les coopérations, de partager des compétences et d’installer une véritable synergie locale. Il parle aussi d’une méthode plus planifiée, avec des contrats ou engagements sur un à deux ans, des priorités clairement définies à six mois, un an, trois ans, et un plan pluriannuel construit avec les acteurs concernés.

Logement : le grand défi lunellois

Comme dans de nombreuses communes, la question du logement revient au cœur de la campagne. Pascal Dal en fait lui aussi un sujet majeur. Il souligne la difficulté à concilier toutes les injonctions contradictoires : construire sans bétonner, loger sans densifier à l’excès, répondre aux besoins des jeunes, des actifs, des familles, des salariés et des personnes âgées, tout en intégrant les contraintes réglementaires et foncières. En clair : le casse-tête municipal par excellence, avec options pièges incluses.

Sa ligne consiste à reconstruire la ville sur la ville, mais de manière intelligente. Il insiste sur la nécessité de choisir les bons matériaux, les bons emplacements, de ne pas densifier à n’importe quel prix, et d’utiliser les nouvelles technologies ou de nouveaux modes constructifs. Il cite le bois, voire les containers, comme pistes possibles. L’idée générale est de produire du logement accessible sans sacrifier la qualité du cadre de vie.

Il se montre particulièrement attentif aux publics en difficulté d’accès au logement : les jeunes, les actifs, les apprentis, les personnes qui démarrent dans la vie professionnelle. Il évoque la possibilité de programmes mieux encadrés, avec un contrôle plus fort, pour permettre à certaines populations prioritaires d’accéder à des logements ou à des maisons à prix maîtrisé. Là encore, son raisonnement relie logement et développement économique : si Lunel veut attirer de nouvelles entreprises, des activités de santé ou de biotechnologie, il faudra être capable de loger correctement celles et ceux qui viendront y travailler.

Développement économique : protéger l’existant, attirer le futur

Sur l’économie, Stéphane DALLE défend une approche en deux temps. D’abord, protéger l’existant : accompagner les entrepreneurs déjà présents, soutenir les acteurs qui créent de la richesse sur le territoire, aider les commerçants et sécuriser les conditions de leur développement. Ensuite, attirer de nouvelles entreprises, en créant les surfaces et les zones nécessaires, mais dans une logique territoriale cohérente et compatible avec les enjeux écologiques.

Il insiste sur plusieurs atouts que Lunel peut mobiliser : sa sortie d’autoroute, sa position stratégique, son lien avec les équipements de santé du bassin de vie et la possibilité de faire de l’offre de soins un levier d’attractivité. Cette articulation entre santé et économie revient plusieurs fois dans son discours. Pour lui, une ville qui dispose d’une offre de soins qualitative devient aussi une ville plus attractive pour des entreprises, des salariés qualifiés et des familles.

Il propose également la création d’un pôle de développement économique sur la ville, en lien avec l’agglomération, afin de donner aux entrepreneurs des interlocuteurs identifiés, des procédures plus lisibles et une meilleure capacité d’accompagnement. En filigrane, il critique les dispersions administratives et veut remettre de l’ordre dans le pilotage local.

Santé : renforcer un atout déjà réel

Le domaine de la santé occupe logiquement une place particulière dans sa vision. Pascal Dal reconnaît que Lunel n’est pas la commune la plus mal dotée du secteur. Il cite les équipements existants, la clinique, le futur IRM et les ressources déjà présentes. Mais il estime qu’il faut aller plus loin, notamment par la création d’une maison pluridisciplinaire de santé en centre-ville.

Pour lui, la santé n’est pas un simple service parmi d’autres. Elle structure le quotidien, rassure les habitants, attire de nouvelles populations et participe du développement économique. Il y a dans son discours une volonté manifeste de faire de Lunel un pôle plus lisible et plus solide en matière d’offre de soins. Son expérience scientifique lui sert ici de légitimité, mais il la convertit en argument territorial : mieux soigner, c’est aussi mieux construire la ville.

Culture et patrimoine : la future Cité des Arts

L’un des projets plus marquants évoqués durant l’entretien concerne le devenir d’un site récupéré par la ville. Pascal Dal y projette la création d’une Cité des Arts, dédiée à la musique, à la culture, à l’image, dans une logique intergénérationnelle. Ce projet s’appuie selon lui sur l’histoire et sur le patrimoine de Lunel. Il évoque notamment l’héritage culturel de la ville, la mémoire locale, Louis Feuillade, le musée et tout ce qui peut nourrir une ambition culturelle plus forte.

Ce volet n’est pas anecdotique dans son discours. il considère au contraire que l’avenir d’une ville se bâtit aussi sur ce qu’elle sait transmettre d’elle-même. Il veut donc articuler patrimoine, culture, création et lien entre générations. On retrouve ici une constante de son propos : la ville ne doit pas seulement gérer l’existant ; elle doit produire du sens commun.

Une promesse de méthode : réponse rapide, guichet unique, écoute réelle

Là où Stéphane Dal cherche à apparaître le plus concret, c’est sur la question du fonctionnement municipal. Il assume que l’administration peut parfois perdre les habitants dans les couloirs, les services et les délais. Sa réponse est nette : il veut mettre en place des guichets uniques, mieux orienter les demandes, éviter que les citoyens soient baladés d’un bureau à l’autre et imposer des délais de réponse plus courts.

Il prend même un engagement précis : répondre rapidement aux sollicitations, avec une logique de retour sous 48 heures ou dans la semaine selon les sujets. Ce point est important, car il touche directement au ressenti des habitants. Derrière les grands projets, une mairie est aussi jugée sur sa capacité à traiter le quotidien. Et c’est précisément là qu’il veut se positionner : sur l’efficacité, l’écoute et la proximité.

Le portrait qu’il veut donner de lui-même

En conclusion d’entretien, Stéphane DALLE résume sa candidature autour de quelques idées simples : il est né à Lunel, il aime sa ville, il la connaît, il estime avoir la feuille de route, une équipe investie et des compétences solides autour de lui. Il promet d’être un maire proche, disponible, dans le dialogue, refusant les divisions et revendiquant un rapport direct, authentique et sincère avec les habitants. Il veut être, dit-il, le maire de tous les Lunellois.

Angle de lecture AGGLO.TV

Au fil de cet échange, Stéphane DALLE dessine le profil d’un candidat qui cherche à conjuguer vision et gestion, hauteur de vue et réponse concrète aux tracas du quotidien. Son discours peut parfois prendre de l’altitude, c’est vrai, mais il tente constamment de le ramener vers des mesures lisibles : plus de sécurité, des réponses plus rapides en mairie, une maison des associations, un soutien au commerce, une stratégie logement plus accessible, une ambition économique liée à la santé et un projet culturel structurant.

Sa marque de fabrique, dans cette campagne, semble tenir en une formule : faire de Lunel une ville plus solide pour mieux protéger, mieux développer et mieux rassembler. Reste désormais à savoir si cette promesse trouvera son écho dans les urnes.

Journaliste : Pierric-Joël LOUBAT

Technicien : Antoine RODRIGUEZ

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